For Africa is an independent media outlet dedicated to the analysis and decryption of the major issues facing the African continent.

Quick contact:

Live News

For Africa is an independent media outlet dedicated to the analysis and decryption of the major issues facing the African continent.

Quick contact:

For AfricaBlogPoliticsRDC : Félix Tshisekedi convoque un dialogue national pour « la refondation de l’État », les rebelles en armes exclus
RDC : Félix Tshisekedi convoque un dialogue national pour « la refondation de l'État », les rebelles en armes exclus

RDC : Félix Tshisekedi convoque un dialogue national pour « la refondation de l’État », les rebelles en armes exclus

Le président congolais s’est adressé à la nation pour annoncer la tenue d’assises nationales d’une durée maximale de trois mois. Ce processus consultaif, qui débutera dans les 26 provinces avant de se réunir à Kinshasa, écarte explicitement l’AFC/M23 et les forces étrangères du cadre politique.

Face à la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays et aux fragilités institutionnelles récurrentes, Félix Tshisekedi opte pour une nouvelle initiative politique. Dans un discours solennel retransmis à la télévision nationale, le chef de l’État congolais a annoncé la convocation prochaine du « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».

Rappelant que la RDC reste confrontée « aux mêmes fragilités et aux mêmes fractures » 66 ans après l’indépendance, Félix Tshisekedi a critiqué la tendance historique à répondre aux crises par « le partage du pouvoir plutôt que par la consolidation de l’État ». Cette fois, assure-t-il, il ne s’agira ni d’un « arrangement politique » entre acteurs à Kinshasa, ni d’une négociation avec « l’agresseur ou ses supplétifs ».

Une méthode axée sur les consultations provinciales

Contrairement aux précédents forums politiques organisés en République démocratique du Congo, cette démarche se veut décentralisée. Avant les assises nationales prévues à Kinshasa, des consultations et des forums préliminaires seront organisés au chef-lieu de chacune des 26 provinces du pays.

Ces rencontres provinciales réuniront autorités locales, élus, société civile, confessions religieuses et acteurs économiques afin d’établir un diagnostic sur les conflits fonciers, l’insécurité et les insuffisances administratives. L’ensemble des contributions sera compilé dans un document de synthèse nationale destiné à servir de base aux travaux de la capitale.

Pour encadrer le processus, le président congolais a annoncé la signature prochaine d’une ordonnance instituant un comité d’organisation, suivi d’une commission préparatoire chargée d’établir la feuille de route. L’ensemble de la démarche sera strictement limité à une durée maximale de trois mois.

Exclusion des groupes armés et primauté de la diplomatie

Sur le plan sécuritaire et politique, la présidence congolaise a fixé des lignes rouges très fermes. Félix Tshisekedi a exclu de la table des discussions toute organisation combattant par les armes l’ordre constitutionnel ou agissant pour le compte d’une puissance étrangère, citant explicitement le mouvement AFC/M23 et le Rwanda.

« Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique », a martelé le chef de l’État, précisant que le traitement des questions militaires et de cessation des hostilités demeurait du ressort exclusif du processus de Doha. Seuls les combattants renonçant individuellement à la violence pourront réintégrer le cadre national via le programme de désarmement (PDRCS) et les dispositifs de justice transitionnelle.

Tout en réaffirmant le rôle des initiatives diplomatiques de Washington et de Doha et le soutien de l’Union africaine, de la SADC et des Nations unies, Félix Tshisekedi a insisté sur la dimension strictement interne de cette initiative : « Aucun accord diplomatique ne peut définir à la place des Congolais la République que nous voulons bâtir. »

En parallèle, des instructions ont été données au gouvernement pour préparer des mesures de décrispation politique, visant à favoriser un climat serein pour ces assises dont les conclusions devront être consignées dans un « Pacte national pour la paix et la refondation ».

Tags:
Share:

Similar article