Kamoto Copper Compagny : La DGI met sous scellés les installations de KCC à Kolwezi
Kamoto Copper Compagny : Dans le cadre d’un bras de fer fiscal majeur, la Direction Générale des Impôts (DGI) a procédé à la fermeture temporaire et à la mise sous scellés des bureaux de Kamoto Copper Company (KCC), filiale du géant minier Glencore dans la province du Lualaba. Cet acte fort illustre le durcissement des autorités congolaises en matière de recouvrement des recettes de l’État et de gouvernance des ressources.

La Direction Générale des Impôts (DGI) de la République Démocratique du Congo a franchi un palier décisif dans le traitement du contentieux fiscal qui l’oppose à la Kamoto Copper Company (KCC). Les installations administratives de cette entreprise minière stratégique, filiale majeure du groupe helvétique Glencore située à Kolwezi, ont été placées sous scellés par l’administration fiscale.
Cette action coercitive de la DGI intervient après une série de désaccords persistants concernant le calcul et le paiement de certains impôts et redevances dus par le géant minier. Kamoto Copper Compagny, qui figure parmi les plus grands producteurs de cuivre et de cobalt en RDC et à l’échelle mondiale, se retrouve ainsi sous le coup d’une procédure de recouvrement forcé. Pour l’exécutif congolais, cette démonstration de rigueur marque une volonté claire d’optimiser les recettes de l’État issues du secteur extractif et d’imposer un respect strict de la souveraineté fiscale aux multinationales opérant sur son territoire.
L’enjeu de cette mise sous scellés dépasse le simple cadre administratif. Les perturbations de ce type sur des sites d’une telle envergure économique créent inévitablement une onde de choc au sein du secteur minier national. Alors que la province du Lualaba concentre une part massive des investissements étrangers directs du pays, le dénouement de cette crise sera scruté de très près par l’ensemble des opérateurs miniers et des partenaires financiers de la RDC. Si Glencore et les autorités congolaises privilégient généralement le dialogue pour débloquer ces situations complexes, le signal envoyé par Kinshasa démontre qu’aucun acteur, quelle que soit sa taille, n’est exempté du respect des obligations légales régissant le sol congolais.
La rédaction
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